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L'eau de montagne

Le cycle de l'eau de montagne.

D'un certain point de vue, y compris dans le grand cycle de l'eau, les montagnes constituent l'antithèse de la mer. Les montagnes sont lieu où, de façon privilégiée sinon exclusive, s'abattent les pluies et les neiges nées des nuages, nuages qui sont eux-mêmes issus de l'évaporation au-dessus de la mer.

Les montagnes reçoivent une fraction essentielle des grandes eaux de l'atmosphère. Elles se trouvent au point de renouvellement des liquides aquatiques. Sur les montagnes, l'eau tombe d'une part sous forme de pluie, et ruisselle ou s'infiltre dans le sol avant de ressortir en source; d'autre part, l'eau tombe sous forme de neige, et fond ou se met en réserve dans des névés et des glaciers.

La montagnes, avec se géologie particulière, avec sa végétation, se comporte comme le grand distributeur aquatique des continents. On peut la comparer à un château d'eau de la plaine. C'est la montagne qui alimente les forêts, les cultures, les rivières, les lacs, les marécages... Cette réalité physique et géologique à évidemment des conséquences écologiques complexes. L'eau qui tombe sur les montagnes, après s'être évaporée au-dessus de la mer, est pure et propre, excepté si, dans l'atmosphère, elle rencontre des fumées acides de SO2, SO3, NH2, NH3, ect.; auquel cas les précipitations sont elles-mêmes acides. L'eau des sources des reliefs constitue une irremplaçable réserve potable à condition que nous ne la saccagions pas et que nous ne la polluions pas.

En ruisselant sur les versants, ou en traversant les couches perméables du sol, elle se charge de particules minérales et organiques, qu'elle entraîne vers l'océan, et qui fécondent celui-ci. La chaîne de la vie est ainsi bouclée.


Publication par Joy web le 03 septembre 2020 et modifié le

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